LinkedIn : vos publications génèrent moins d’engagement ?

Vous publiez régulièrement sur LinkedIn. Vos contenus sont soignés, les visuels sont corrects, les textes sont travaillés, vous ne tombez pas dans la facilité de l’IA… et pourtant les réactions ne sont pas toujours au rendez-vous.

Bien sûr, certaines publications continuent de très bien fonctionner. Mais vous constatez une baisse progressive de l’engagement sur certains contenus.

La faute à l’algorithme ? En partie seulement.

L’évolution de LinkedIn, les nouveaux usages des utilisateurs et surtout l’arrivée massive de l’intelligence artificielle ont profondément modifié la manière dont les contenus sont consommés.

Alors pourquoi certaines publications semblent-elles moins performantes qu’auparavant ? Et comment retrouver une communication qui capte réellement l’attention ?

Les prix d’un site internet : à quoi s’attendre ?

Pour donner des repères simples :

  • un site vitrine démarre généralement autour de 1700 à 2000€ HT
  • un site vitrine plus travaillé peut monter entre 2000 et 3000€ HT
  • un site e-commerce démarre souvent autour de 3000 à 6000€ HT
  • un projet sur-mesure peut aller bien au-delà

 

Mais ce chiffre seul ne veut pas dire grand-chose. Ce qui compte, c’est ce qu’il inclut réellement.

LinkedIn a profondément changé

Il y a quelques années, LinkedIn était principalement un réseau de mise en relation professionnelle. Les entreprises y partageaient leurs actualités :

  • participation à un salon
  • recrutement d’un collaborateur
  • lancement d’un produit
  • obtention d’une certification
  • anniversaire de l’entreprise

 

Ces contenus obtenaient naturellement de la visibilité parce que le volume de publications restait relativement limité.

Aujourd’hui, la situation est totalement différente.

Des millions de contenus sont publiés chaque jour. Les utilisateurs sont exposés à une quantité considérable d’informations et deviennent naturellement plus sélectifs.

Ils ne se connectent plus uniquement pour suivre l’actualité des entreprises. Ils recherchent également :

  • des retours d’expérience
  • des conseils concrets
  • des analyses
  • des points de vue
  • des témoignages
  • des expériences vécues

 

En d’autres termes, ils attendent davantage qu’un simple post montrant un repas, une réunion ou de l’auto-congratulation.

Beaucoup de publications se ressemblent

Prenons un exemple simple.

Une entreprise participe à un salon professionnel. Sa publication ressemble souvent à ceci :

« Nous sommes heureux de vous annoncer notre participation au salon X. Venez nous rencontrer sur notre stand.’

L’information est correcte. Mais qu’apporte-t-elle réellement au lecteur ?

Pas grand-chose et ce constat ne concerne pas uniquement les salons. On retrouve le même schéma pour :

  • les recrutements
  • les certifications
  • les déménagements
  • les lancements d’offres
  • les évènements internes

 

Le contenu est centré sur l’entreprise. Il informe, mais il n’engage pas, or les réseaux sociaux valorisent aujourd’hui les contenus qui génèrent des échanges et des conversations.

L'intelligence artificielle accélère l'uniformisation des contenus

Depuis deux ans, l’IA est devenue un outil incontournable pour produire du contenu.

Elle permet de générer rapidement : des publications LinkedIn, des articles de blog (je sais ce que vous vous dites…), des accroches, des hashtags, des idées de contenus, …

Le gain de temps est réel mais cette facilité a un effet secondaire de plus en plus visible : les contenus finissent par se ressembler.

Combien de fois avez-vous lu ces derniers mois des publications commençant par :

  • « On ne va pas se mentir… »
  • « Petit rappel… »
  • « Et si je vous disais que… »
  • « Voici trois leçons que j’ai retenues… »
  • « L’IA ne remplacera pas l’humain, mais… »

 

Et se terminant par :

  • « Et vous, qu’en pensez-vous ? »
  • « Partagez votre avis en commentaire. »
  • « Prenons contact. » (mon préféré…)

Et je ne vous parle pas des émojis que seule l’IA aime et utilise…

Ces formulations ne sont pas mauvaises, le problème est qu’elles sont partout.

L’intelligence artificielle apprend à partir de millions de contenus existants. Elle reproduit naturellement les structures les plus utilisées et les tournures les plus consensuelles.

Résultat : de nombreuses entreprises publient aujourd’hui des contenus techniquement propres mais parfaitement interchangeables.

Les visuels ne sont pas épargnés

Le phénomène touche également les images. Les IA permettent de produire rapidement des visuels sans séance photo ni intervention graphique.

Mais pour quel résultat ? Là encore, une forme d’uniformisation apparaît.

On retrouve régulièrement : des personnages aux expressions artificielles, des mises en scène irréalistes, des bureaux parfaits, des situations déconnectées du quotidien réel des entreprises, des erreurs grossières dans les textes, des couleurs étranges, …

Ces images attirent parfois l’oeil quelques secondes, mais elles créent rarement une véritable proximité avec l’audience.

À l’inverse, une photo authentique d’une équipe, d’un chantier, d’un atelier ou d’une réalisation crée souvent davantage de confiance et d’engagement.

Sur LinkedIn, l’authenticité reste une valeur forte.

Les utilisateurs détectent de plus en plus facilement les contenus génériques

Les utilisateurs de LinkedIn consomment des dizaines, parfois des centaines de publications chaque semaine.

À force d’exposition, ils développent naturellement une capacité à repérer les contenus qui se ressemblent.

Sans même savoir précisément pourquoi, ils identifient rapidement les publications trop formatées, les textes sans véritable point de vue, les visuels artificiels, les contenus générés sans adaptation.

Ce phénomène crée une forme de lassitude et la conséquence est simple : le contenu est vu, mais il n’est pas mémorisé.

Ce que LinkedIn valorise aujourd'hui

Paradoxalement, plus les contenus deviennent homogènes, plus l’originalité prend de la valeur.

Les publications qui fonctionnent le mieux ont souvent un point commun : elles racontent quelque chose :

  • une expérience terrain
  • une expertise
  • un enseignement, un conseil
  • une difficulté rencontrée
  • un cas client
  • une prise de position argumentée

Ces contenus créent naturellement davantage de réactions parce qu’ils apportent une perspective humaine. Ils sont également beaucoup plus difficiles à reproduire automatiquement.

Une intelligence artificielle peut rédiger un texte mais elle ne peut pas vivre une expérience à votre place.

Le rôle du community manager évolue

Cette évolution ne signifie pas que l’IA doit être rejetée, au contraire. Bien utilisée, elle constitue un formidable outil d’assistance : génération d’idées, recherche d’angles, reformulation, synthèse, aide à la rédaction, correction.

Mais elle ne remplace pas la réflexion stratégique.

Certains vont même jusqu’à se demander si l’IA peut remplacer totalement un community manager… Son rôle évolue donc naturellement, sa valeur ne repose plus uniquement sur sa capacité à produire du contenu, elle repose davantage sur sa capacité à :

 

L’IA peut produire du contenu mais le community manager lui donne du sens.

Faut-il arrêter les publications corporate ?

Absolument pas ! Les actualités de l’entreprise restent importantes, la différence réside dans la manière de les raconter.

Plutôt que d’annoncer simplement une participation à un salon, pourquoi ne pas expliquer :

  • pourquoi cet événement est important
  • quelles problématiques vous y observez
  • quelles questions se posent vos clients
  • quelles tendances émergent dans votre secteur

La publication ne devient pas moins professionnelle, elle devient simplement plus intéressante pour le lecteur.

La baisse d’engagement observée sur certaines publications LinkedIn ne s’explique pas uniquement par l’algorithme. Elle résulte également d’une multiplication de contenus standardisés, souvent générés ou inspirés par les mêmes outils, selon les mêmes codes et les mêmes recettes.

Dans un environnement où tout le monde dispose des mêmes technologies, la différence se fait ailleurs : dans l’expérience, dans le regard porté sur son métier, dans la capacité à raconter une histoire ou à partager une réflexion utile. C’est également pourquoi il devient essentiel de choisir les canaux de communication les plus adaptés à son activité.

L’intelligence artificielle est un outil puissant, son impact dépasse désormais les réseaux sociaux et transforme également la manière dont les internautes recherchent des informations en ligne. Mais ce qui attire encore l’attention sur LinkedIn, ce sont les idées, les expériences et les personnalités.

Autrement dit : tout ce qui ne peut pas être automatisé.

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